Les aurores boréales (Astrozoom #7)

Futura dans les étoiles

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Les aurores boréales (Astrozoom #7)

Futura dans les étoiles

Futura dans les Étoiles, c'est le rendez-vous incontournable des amateurs d'astronomie et d'espace. Pour ce nouvel épisode spécial, nous parlerons des aurores boréales. Bon voyage !

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Pour aller plus loin :

Transcription du podcast :

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode spécial de Futura dans les Étoiles. Je suis Franck et nous nous retrouvons en ce 15 septembre pour parler des aurores polaires. Pour ne pas manquer notre prochain épisode sur les éphémérides du mois d'octobre pensez à vous abonner sur vos plateformes audio préférées.

Notre étoile, le Soleil, est une grosse boule de feu située à près de 150 millions de kilomètres de la Terre. Le Soleil rayonne autour de lui de la lumière et de la chaleur, mais il envoie également en permanence dans l'espace un flux de plasma constitué essentiellement d'ions et d'électrons qui sont éjectés de sa haute atmosphère. On appelle cela le vent solaire. Le Soleil est loin d'être une étoile calme. Ses cycles durent en moyenne 22 ans. Pendant 11 ans, son activé augmente jusqu'à attendre son maximum. Pendant les 11 années restantes, son activé baisse jusqu'à attendre son minimum. Puis, un nouveau cycle recommence. Lors des périodes de forte activité, des éruptions solaires peuvent se produire à sa surface. Lorsque celles-ci ont lieu, notre étoile éjecte un afflux important de particules dans l’espace, qui peuvent parvenir jusqu’à nous.

Notre planète Terre est entourée d'une atmosphère qui nous permet certes de respirer, mais nous protège également des rayons nocifs que nous envoie le Soleil. Mais ce n’est pas la seule protection dont nous disposons. Comme toutes les autres planètes du Système Solaire, et le Soleil lui-même, elle possède également un immense champ magnétique qui entoure son atmosphère. Produit par la dynamo interne de notre planète, celui-ci prend la forme d’un donut plutôt que d’une sphère. Il prend naissance au pôle sud et décrit une grande boucle au-dessus de l’équateur avant de rejoindre le pôle nord. Ainsi, ses lignes de champs convergent vers les pôles magnétiques un peu à la manière d’un entonnoir.

Lorsque notre étoile provoque des éruptions solaires, elle éjecte des particules qui viennent directement à la rencontre de la magnétosphère, là où se trouve le champ magnétique de la Terre. Cette collision provoque l’ionisation des particules qui se transforment alors en plasma lumineux. Si le phénomène a lieu trop loin dans l’espace pour être visible à l’équateur, aux pôles magnétiques, où le champ s’affine en se rapprochant de la Terre, il est en revanche bien visible. Ainsi, les observateurs terrestres peuvent admirer l'apparition de draperies colorées dans le ciel lorsque celui-ci est bien noir et dégagé. On appelle cela une aurore boréale quand ceci se produit dans l'hémisphère nord, et aurore australe lorsque ceci se produit dans l'hémisphère sud. La véritable appellation est aurore polaire. Comme nous l’avons dit, les aurores polaires se produisent dans les régions proches des pôles magnétiques. Cependant, lors des fortes activités du Soleil, les aurores polaires peuvent parfois être visibles jusque dans le sud de l'Europe. En France, on peut admirer des aurores polaires lors des pics d'activité du Soleil, de novembre jusqu'à mars dans le Nord et Pas-de-Calais, plus particulièrement la Cote d'Opale, qui est la plus proche du Cercle Polaire.

Durant le phénomène, les draperies ondulent lentement dans le ciel, à des altitudes comprises entre 80 et 1.000 kilomètres. Leurs couleurs sont variables, passant du vert au rose, au rouge et à l'indigo violet. Ces différences de couleurs s’expliquent par le type d’atome qui est excité et par son altitude. L'oxygène émet principalement du vert et du rouge, tandis que l'azote émet du bleu, du rouge et du violet. La densité de l’oxygène et de l'azote varie en fonction de l'altitude. L'oxygène étant plus dense que l'azote au-dessus de 200 km d'altitude, cela explique que les aurores polaires sont principalement de couleur verte. En revanche, la présence d'hélium et d'hydrogène produisent des aurores
mauves ou bleues. Il est dit que les aurores boréales émettraient un chant, des sifflements, et parfois même des cris. Considérée comme une légende, des chercheurs finlandais se sont tout de même penchés sur la question, en disposant des micros dans des endroits ou les aurores boréales sont fréquentes. Résultat : une vingtaine de sons métalliques à peine plus audible que le son ambiant ont été enregistré au moment même ou le phénomène apparaissait, pour prendre fin au moment où celui-ci disparaissait. L'origine du bruit se situerait à environ 70 kilomètres d'altitude. Mais à ce jour, les scientifiques ignorent encore quelle est la source de ce son étonnant que je vous propose d'écouter. [Son d’aurore boréale, comme une sorte de grésillement métallique sur une radio.]

Puisque nous sommes dans les légendes, restons-y, car les aurores polaires sont associées à de nombreux mythes. Jadis, elles étaient appelées les lumières du nord. Dans l'antiquité, les observateurs y voyaient des serpents ou des dragons dans le ciel. Les Finlandais quant à eux y voyaient des renards polaires, qui, se déplaçant rapidement, créaient des aurores polaires par l'intermédiaire de leurs queues qui chassaient la poussière sur leur passage. En Europe, au Moyen Âge, les aurores polaires qui prenaient une couleur rouge, étaient associées au sang et à la guerre. Elles présageaient l'arrivée imminente d'une catastrophe. Ce n'est qu'au XVIIe siècle que l'on commença a étudier scientifiquement les aurores polaires. Et c'est l'astronome français Pierre Gassendi qui en 1621 décrit ce phénomène et lui donne le nom d'aurore polaire. Tout comme les éruptions solaires dont le vent de particules pourrait endommager des satellites en orbite autour de notre planète, les aurores polaires provoquent des perturbations dans les communications par satellites, ainsi que les ondes radios. Il n'est pas rare lors d'éruptions solaires intenses, que les aurores polaires qui en découlent provoquent une interruption totale des communications, car ces ondes voyagent via la haute atmosphère.

Merci d’avoir écouté ce podcast Futura dans les Étoiles. Si vous appréciez notre travail, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod afin d’aider plus de personnes à nous découvrir. Vous pouvez nous retrouver sur Apple Podcast, Spotify, Deezer, Castbox et bien d’autres pour ne plus manquer un seul épisode. Quant à moi, je vous retrouve le 1er octobre pour une sélection d’événements à observer dans le ciel durant le mois prochain. À bientôt.

Musique : 

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Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode spécial de Futura dans les Étoiles. Je suis Franck et nous nous retrouvons en ce 15 septembre pour parler des aurores polaires. Pour ne pas manquer notre prochain épisode sur les éphémérides du mois d'octobre pensez à vous abonner sur vos plateformes audio préférées.

Notre étoile, le Soleil, est une grosse boule de feu située à près de 150 millions de kilomètres de la Terre. Le Soleil rayonne autour de lui de la lumière et de la chaleur, mais il envoie également en permanence dans l'espace un flux de plasma constitué essentiellement d'ions et d'électrons qui sont éjectés de sa haute atmosphère. On appelle cela le vent solaire. Le Soleil est loin d'être une étoile calme. Ses cycles durent en moyenne 22 ans. Pendant 11 ans, son activé augmente jusqu'à attendre son maximum. Pendant les 11 années restantes, son activé baisse jusqu'à attendre son minimum. Puis, un nouveau cycle recommence. Lors des périodes de forte activité, des éruptions solaires peuvent se produire à sa surface. Lorsque celles-ci ont lieu, notre étoile éjecte un afflux important de particules dans l’espace, qui peuvent parvenir jusqu’à nous.

Notre planète Terre est entourée d'une atmosphère qui nous permet certes de respirer, mais nous protège également des rayons nocifs que nous envoie le Soleil. Mais ce n’est pas la seule protection dont nous disposons. Comme toutes les autres planètes du Système Solaire, et le Soleil lui-même, elle possède également un immense champ magnétique qui entoure son atmosphère. Produit par la dynamo interne de notre planète, celui-ci prend la forme d’un donut plutôt que d’une sphère. Il prend naissance au pôle sud et décrit une grande boucle au-dessus de l’équateur avant de rejoindre le pôle nord. Ainsi, ses lignes de champs convergent vers les pôles magnétiques un peu à la manière d’un entonnoir.

Lorsque notre étoile provoque des éruptions solaires, elle éjecte des particules qui viennent directement à la rencontre de la magnétosphère, là où se trouve le champ magnétique de la Terre. Cette collision provoque l’ionisation des particules qui se transforment alors en plasma lumineux. Si le phénomène a lieu trop loin dans l’espace pour être visible à l’équateur, aux pôles magnétiques, où le champ s’affine en se rapprochant de la Terre, il est en revanche bien visible. Ainsi, les observateurs terrestres peuvent admirer l'apparition de draperies colorées dans le ciel lorsque celui-ci est bien noir et dégagé. On appelle cela une aurore boréale quand ceci se produit dans l'hémisphère nord, et aurore australe lorsque ceci se produit dans l'hémisphère sud. La véritable appellation est aurore polaire. Comme nous l’avons dit, les aurores polaires se produisent dans les régions proches des pôles magnétiques. Cependant, lors des fortes activités du Soleil, les aurores polaires peuvent parfois être visibles jusque dans le sud de l'Europe. En France, on peut admirer des aurores polaires lors des pics d'activité du Soleil, de novembre jusqu'à mars dans le Nord et Pas-de-Calais, plus particulièrement la Cote d'Opale, qui est la plus proche du Cercle Polaire.

Durant le phénomène, les draperies ondulent lentement dans le ciel, à des altitudes comprises entre 80 et 1.000 kilomètres. Leurs couleurs sont variables, passant du vert au rose, au rouge et à l'indigo violet. Ces différences de couleurs s’expliquent par le type d’atome qui est excité et par son altitude. L'oxygène émet principalement du vert et du rouge, tandis que l'azote émet du bleu, du rouge et du violet. La densité de l’oxygène et de l'azote varie en fonction de l'altitude. L'oxygène étant plus dense que l'azote au-dessus de 200 km d'altitude, cela explique que les aurores polaires sont principalement de couleur verte. En revanche, la présence d'hélium et d'hydrogène produisent des aurores
mauves ou bleues. Il est dit que les aurores boréales émettraient un chant, des sifflements, et parfois même des cris. Considérée comme une légende, des chercheurs finlandais se sont tout de même penchés sur la question, en disposant des micros dans des endroits ou les aurores boréales sont fréquentes. Résultat : une vingtaine de sons métalliques à peine plus audible que le son ambiant ont été enregistré au moment même ou le phénomène apparaissait, pour prendre fin au moment où celui-ci disparaissait. L'origine du bruit se situerait à environ 70 kilomètres d'altitude. Mais à ce jour, les scientifiques ignorent encore quelle est la source de ce son étonnant que je vous propose d'écouter. [Son d’aurore boréale, comme une sorte de grésillement métallique sur une radio.]

Puisque nous sommes dans les légendes, restons-y, car les aurores polaires sont associées à de nombreux mythes. Jadis, elles étaient appelées les lumières du nord. Dans l'antiquité, les observateurs y voyaient des serpents ou des dragons dans le ciel. Les Finlandais quant à eux y voyaient des renards polaires, qui, se déplaçant rapidement, créaient des aurores polaires par l'intermédiaire de leurs queues qui chassaient la poussière sur leur passage. En Europe, au Moyen Âge, les aurores polaires qui prenaient une couleur rouge, étaient associées au sang et à la guerre. Elles présageaient l'arrivée imminente d'une catastrophe. Ce n'est qu'au XVIIe siècle que l'on commença a étudier scientifiquement les aurores polaires. Et c'est l'astronome français Pierre Gassendi qui en 1621 décrit ce phénomène et lui donne le nom d'aurore polaire. Tout comme les éruptions solaires dont le vent de particules pourrait endommager des satellites en orbite autour de notre planète, les aurores polaires provoquent des perturbations dans les communications par satellites, ainsi que les ondes radios. Il n'est pas rare lors d'éruptions solaires intenses, que les aurores polaires qui en découlent provoquent une interruption totale des communications, car ces ondes voyagent via la haute atmosphère.

Merci d’avoir écouté ce podcast Futura dans les Étoiles. Si vous appréciez notre travail, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod afin d’aider plus de personnes à nous découvrir. Vous pouvez nous retrouver sur Apple Podcast, Spotify, Deezer, Castbox et bien d’autres pour ne plus manquer un seul épisode. Quant à moi, je vous retrouve le 1er octobre pour une sélection d’événements à observer dans le ciel durant le mois prochain. À bientôt.

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