Le diamant mandarin, une machine à pouêts ultra sociale

Bêtes de science

0:00
3:57
10
10

Le diamant mandarin, une machine à pouêts ultra sociale

Bêtes de science

Contrairement à ses pairs les chimpanzés ou les gorilles, l'orang-outan est bien plus souvent vu comme une figure de la biodiversité que comme un animal doué d'intelligence. Et pourtant, si son habitat est bel et bien menacé, il est également un animal extrêmement futé.

👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️

❤️Interagissez avec nous sur Tumult 💬

Pour aller plus loin :

Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un petit oiseau bavard et drôlement malin.

Expressif, joyeux, vif et sociable ; s'accommodant aussi bien des plaines broussailleuses de son Australie natale, que des marais, des montagnes, des parcs ou des jardins ; vous l'aurez compris, le diamant mandarin est un oiseau plutôt facile à vivre. On le retrouve même dans les villes, où l’action des humains a complètement chamboulé le travail de la nature. 

Ce petit volatile au bec rouge vif et au plumage élégant, tacheté de blanc, ne dépasse guère les dix centimètres et ne pèse pas plus de quinze grammes à l’état sauvage. Un poids plume au comportement attendrissant, car chez lui, les mâles et les femelles forment des couples inséparables, liés à la vie, à la mort.

Ce n’est d’ailleurs pas la seule relation que le diamant mandarin entretient, car il est un animal social, très social. On le retrouve généralement dans des colonies pouvant atteindre entre 50 et 350 individus ! Et avec autant de monde dans un seul groupe, il est nécessaire de faire preuve d’un peu d’organisation. Il existe donc des arbres sociaux, pour discuter, des arbres de séduction, pour les parades, des nids pour rester au chaud et des nids pour abriter les œufs, mais ce n’est pas tout. Notre oiseau est également très doué pour identifier les voix de ses congénères dans la foule.

Les propriétaires de diamants mandarins apprivoisés le savent : le petit animal en a dans le coffre. Les mâles du moins, car les femelles, elles, ne chantent pas. Chaque mâle possède son propre chant, une série de bips, de boops et de pouêts ressemblant à un orchestre de jouets pour chien. Écoutez plutôt. [Chants de diamants mandarins.]

Ces mélodies uniques sont très pratiques pour reconnaître le chanteur qui les produit. Mais même avec cette aide mnémotechnique, le diamant préfère s’appuyer sur la signature vocale de ses pairs, leur voix. C’est un peu comme si votre oncle Norbert chantait toujours la même chanson, mais que vous reconnaissiez sa voix même s’il se mettait soudainement à parler de la dynamique des fluides non-newtoniens ou de la culture du coquelicot au XVe siècle, en somme.

Des chercheurs de l’université de Berkeley ont fait l'éclatante démonstration de cette compétence à la fin de l’année 2020. Menée sur 38 individus en captivité, l’expérience a révélé que les diamants mandarins sont capables de mémoriser « la voix » de près d'une cinquantaine de leurs congénères à la vitesse de l’éclair. Et, excusez du peu, de toujours s’en souvenir un mois plus tard ! Les scientifiques ont été tellement surpris qu’ils ont eux-mêmes admis qu’ils n’avaient pas préparé assez de chants à tester. D’après eux, la capacité de mémorisation de leurs sujets pourrait s’étendre plus loin encore que ce que leurs résultats révèlent. Pas mal, étant donné que l’on pensait au départ que seuls les humains étaient capables de ce type de performances. Alors, pas si bête le diamant mandarin !

​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !

Musique et bruitages :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Adventures in Adventureland, par Kevin MacLeod

Licence: https://filmmusic.io/standard-license

Funny in France, par Jonny Boyle

Code de licence Uppbeat: EEI7JH9NIVLVHC2S

Zapsplat

BBC Sounds

Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

Episodes
Date
Duration
Recommended episodes :

L'orang-outan, ce grand imitateur

Bêtes de science

Cet oiseau mexicain s'est mis à la cigarette

Bêtes de science

Hans le Malin, le cheval qui savait compter

Bêtes de science

The podcast Bêtes de science has been added to your home screen.

Contrairement à ses pairs les chimpanzés ou les gorilles, l'orang-outan est bien plus souvent vu comme une figure de la biodiversité que comme un animal doué d'intelligence. Et pourtant, si son habitat est bel et bien menacé, il est également un animal extrêmement futé.

👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées 🎙️

❤️Interagissez avec nous sur Tumult 💬

Pour aller plus loin :

Transcription du podcast :

Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un petit oiseau bavard et drôlement malin.

Expressif, joyeux, vif et sociable ; s'accommodant aussi bien des plaines broussailleuses de son Australie natale, que des marais, des montagnes, des parcs ou des jardins ; vous l'aurez compris, le diamant mandarin est un oiseau plutôt facile à vivre. On le retrouve même dans les villes, où l’action des humains a complètement chamboulé le travail de la nature. 

Ce petit volatile au bec rouge vif et au plumage élégant, tacheté de blanc, ne dépasse guère les dix centimètres et ne pèse pas plus de quinze grammes à l’état sauvage. Un poids plume au comportement attendrissant, car chez lui, les mâles et les femelles forment des couples inséparables, liés à la vie, à la mort.

Ce n’est d’ailleurs pas la seule relation que le diamant mandarin entretient, car il est un animal social, très social. On le retrouve généralement dans des colonies pouvant atteindre entre 50 et 350 individus ! Et avec autant de monde dans un seul groupe, il est nécessaire de faire preuve d’un peu d’organisation. Il existe donc des arbres sociaux, pour discuter, des arbres de séduction, pour les parades, des nids pour rester au chaud et des nids pour abriter les œufs, mais ce n’est pas tout. Notre oiseau est également très doué pour identifier les voix de ses congénères dans la foule.

Les propriétaires de diamants mandarins apprivoisés le savent : le petit animal en a dans le coffre. Les mâles du moins, car les femelles, elles, ne chantent pas. Chaque mâle possède son propre chant, une série de bips, de boops et de pouêts ressemblant à un orchestre de jouets pour chien. Écoutez plutôt. [Chants de diamants mandarins.]

Ces mélodies uniques sont très pratiques pour reconnaître le chanteur qui les produit. Mais même avec cette aide mnémotechnique, le diamant préfère s’appuyer sur la signature vocale de ses pairs, leur voix. C’est un peu comme si votre oncle Norbert chantait toujours la même chanson, mais que vous reconnaissiez sa voix même s’il se mettait soudainement à parler de la dynamique des fluides non-newtoniens ou de la culture du coquelicot au XVe siècle, en somme.

Des chercheurs de l’université de Berkeley ont fait l'éclatante démonstration de cette compétence à la fin de l’année 2020. Menée sur 38 individus en captivité, l’expérience a révélé que les diamants mandarins sont capables de mémoriser « la voix » de près d'une cinquantaine de leurs congénères à la vitesse de l’éclair. Et, excusez du peu, de toujours s’en souvenir un mois plus tard ! Les scientifiques ont été tellement surpris qu’ils ont eux-mêmes admis qu’ils n’avaient pas préparé assez de chants à tester. D’après eux, la capacité de mémorisation de leurs sujets pourrait s’étendre plus loin encore que ce que leurs résultats révèlent. Pas mal, étant donné que l’on pensait au départ que seuls les humains étaient capables de ce type de performances. Alors, pas si bête le diamant mandarin !

​​Merci d'avoir suivi cet épisode de Bêtes de science. Vous pouvez retrouver la chronique originale de Nathalie Mayer sur Futura et le podcast sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, et bien d’autres. Pensez à vous abonner pour ne plus manquer un seul épisode et retrouvez nos autres podcasts sur vos applications audio préférées. On se retrouve dans deux semaines, avec de nouveaux comportements toujours aussi étonnants. À bientôt !

Musique et bruitages :

Silly Intro et Freedom, par Alexander Nakarada

Adventures in Adventureland, par Kevin MacLeod

Licence: https://filmmusic.io/standard-license

Funny in France, par Jonny Boyle

Code de licence Uppbeat: EEI7JH9NIVLVHC2S

Zapsplat

BBC Sounds

Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

Subscribe Install Share
Bêtes de science