Covipod #4 : Covid-19 et troubles érectiles

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Covipod #4 : Covid-19 et troubles érectiles

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Aujourd'hui, dans Covipod, nous abordons un cas clinique, révélant que les conséquences de la Covid-19 peuvent prendre des formes parfois inattendues. Puis nous ferons un bref état des lieux sur la pandémie et les mesures à respecter.

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Transcription du podcast :

Bonjour à tous, et bienvenue dans ce quatrième épisode du Covipod. Je suis Julie, diplômée d’un master d’infectiologie et rédactrice scientifique à Futura. Dans cette parenthèse audio, nous allons ensemble faire le tour de l’actualité sur coronavirus, de façon posée et simple. Nous décrypterons ensemble un événement marquant de la pandémie de Covid-19 avant de faire le tour rapide des nouvelles connaissances scientifiques sur le sujet. N’oubliez pas de vous abonner aux podcasts produits par Futura pour être au plus près de l’actualité scientifique et si vous le cœur vous en dit, laissez-nous une note et un commentaire sur vos plateformes d’écoute préférées.

Les formes sévères de la Covid-19 sont multiples et peuvent se manifester de façon inattendue. Pour illustrer cela, je vous propose de nous pencher sur un cas clinique décrit récemment dans une revue scientifique américaine. Messieurs (et autres personnes dotées d'un pénis), tendez l’oreille, cela vous concerne tout particulièrement. C’est l’histoire d’un homme de 69 ans, en surpoids, qui souffre de toux, de fatigue et de difficultés respiratoires depuis une semaine. Les médicaments prescrits par son médecin traitant pour une sinusite ne font aucun effet. Peinant de plus en plus à respirer, il finit par pousser la porte des urgences d’un hôpital de Miami. Son test de dépistage pour le coronavirus revient positif. Rapidement, son état empire et il doit être intubé. Il est placé sous respirateur artificiel mécanique et sédaté avec du propofol et du fentanyl. Le lendemain, l'infirmière qui s’occupe de lui remarque une érection. Elle place alors des poches de glace sur l'entrejambe du patient inconscient pour le soulager. Mais rien n’y fait, l’érection persiste plus de 3 heures. L’urologue est appelé en urgence et fait plusieurs examens. Il observe que le corps caverneux du pénis est dur et le gland mou. L’analyse de la pression partielle en oxygène et au dioxyde de carbone du sang suggère que celui-ci n’arrive plus à circuler dans le pénis, le maintenant dans une érection douloureuse de longue durée. Le médecin décide de placer un drain dans le corps caverneux pour évacuer le sang, avant de lui administrer un anticoagulant. Cela fonctionne, et l’érection disparaît au bout de 30 minutes. Malheureusement, l’homme meurt peu après des suites de ses difficultés respiratoires. Tout porte à croire qu’il souffrait d’un priapisme ischémique. Cette maladie est définie par une érection douloureuse et involontaire de plus de 3 heures, qui apparaît après une relation sexuelle, ou non. Les causes du priapisme ischémique peuvent être multiples. Ici c’est un trouble de la coagulation qui est suspecté, peut-être déclenché par le propofol. Si cette maladie peut prêter à sourire, elle n’est pas à prendre à légère. Extrêmement douloureuse, il s’agit d’une urgence qui, mal prise en charge, peut avoir des conséquences graves sur les fonctions érectiles du pénis. Bien que rare, cette histoire n’est pas isolée. Vous pouvez découvrir un autre cas de priapisme ischémique sur Futura en lisant l’article Après une érection interminable, un homme est testé positif à la Covid-19.

Ailleurs dans l’actualité scientifique autour du coronavirus. Selon l’AFP, qui a pu lire de façon anticipée le rapport de l’OMS sur les origines du coronavirus, le scénario qui suggère que le virus s’est échappé d’un laboratoire est hautement improbable. Son origine animale est considérée comme possible et probable. La chauve-souris est toujours considérée comme le réservoir du virus mais l'animal intermédiaire n’a pas encore été identifié.

Un nouveau mutant du coronavirus inquiète les médecins en Inde. Il porte notamment deux mutations, E484Q et L452R, connues pour augmenter la transmissibilité du virus. Il est désormais présent dans 15 à 20 % des échantillons analysés en Inde.

Merci d’avoir écouté ce nouvel épisode du Covipod. Le respect des gestes barrières et des mesures de confinement est primordial pour venir à bout de cette épidémie. Votre masque doit couvrir votre bouche et votre nez et ne doit pas bâiller. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau régulièrement et respectez les mesures de distanciation sociale. Les efforts de chacun comptent. Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous ! Vous pouvez retrouver toute l’actualité scientifique du coronavirus sur Futura. À très bientôt !

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Bonjour à tous, et bienvenue dans ce quatrième épisode du Covipod. Je suis Julie, diplômée d’un master d’infectiologie et rédactrice scientifique à Futura. Dans cette parenthèse audio, nous allons ensemble faire le tour de l’actualité sur coronavirus, de façon posée et simple. Nous décrypterons ensemble un événement marquant de la pandémie de Covid-19 avant de faire le tour rapide des nouvelles connaissances scientifiques sur le sujet. N’oubliez pas de vous abonner aux podcasts produits par Futura pour être au plus près de l’actualité scientifique et si vous le cœur vous en dit, laissez-nous une note et un commentaire sur vos plateformes d’écoute préférées.

Les formes sévères de la Covid-19 sont multiples et peuvent se manifester de façon inattendue. Pour illustrer cela, je vous propose de nous pencher sur un cas clinique décrit récemment dans une revue scientifique américaine. Messieurs (et autres personnes dotées d'un pénis), tendez l’oreille, cela vous concerne tout particulièrement. C’est l’histoire d’un homme de 69 ans, en surpoids, qui souffre de toux, de fatigue et de difficultés respiratoires depuis une semaine. Les médicaments prescrits par son médecin traitant pour une sinusite ne font aucun effet. Peinant de plus en plus à respirer, il finit par pousser la porte des urgences d’un hôpital de Miami. Son test de dépistage pour le coronavirus revient positif. Rapidement, son état empire et il doit être intubé. Il est placé sous respirateur artificiel mécanique et sédaté avec du propofol et du fentanyl. Le lendemain, l'infirmière qui s’occupe de lui remarque une érection. Elle place alors des poches de glace sur l'entrejambe du patient inconscient pour le soulager. Mais rien n’y fait, l’érection persiste plus de 3 heures. L’urologue est appelé en urgence et fait plusieurs examens. Il observe que le corps caverneux du pénis est dur et le gland mou. L’analyse de la pression partielle en oxygène et au dioxyde de carbone du sang suggère que celui-ci n’arrive plus à circuler dans le pénis, le maintenant dans une érection douloureuse de longue durée. Le médecin décide de placer un drain dans le corps caverneux pour évacuer le sang, avant de lui administrer un anticoagulant. Cela fonctionne, et l’érection disparaît au bout de 30 minutes. Malheureusement, l’homme meurt peu après des suites de ses difficultés respiratoires. Tout porte à croire qu’il souffrait d’un priapisme ischémique. Cette maladie est définie par une érection douloureuse et involontaire de plus de 3 heures, qui apparaît après une relation sexuelle, ou non. Les causes du priapisme ischémique peuvent être multiples. Ici c’est un trouble de la coagulation qui est suspecté, peut-être déclenché par le propofol. Si cette maladie peut prêter à sourire, elle n’est pas à prendre à légère. Extrêmement douloureuse, il s’agit d’une urgence qui, mal prise en charge, peut avoir des conséquences graves sur les fonctions érectiles du pénis. Bien que rare, cette histoire n’est pas isolée. Vous pouvez découvrir un autre cas de priapisme ischémique sur Futura en lisant l’article Après une érection interminable, un homme est testé positif à la Covid-19.

Ailleurs dans l’actualité scientifique autour du coronavirus. Selon l’AFP, qui a pu lire de façon anticipée le rapport de l’OMS sur les origines du coronavirus, le scénario qui suggère que le virus s’est échappé d’un laboratoire est hautement improbable. Son origine animale est considérée comme possible et probable. La chauve-souris est toujours considérée comme le réservoir du virus mais l'animal intermédiaire n’a pas encore été identifié.

Un nouveau mutant du coronavirus inquiète les médecins en Inde. Il porte notamment deux mutations, E484Q et L452R, connues pour augmenter la transmissibilité du virus. Il est désormais présent dans 15 à 20 % des échantillons analysés en Inde.

Merci d’avoir écouté ce nouvel épisode du Covipod. Le respect des gestes barrières et des mesures de confinement est primordial pour venir à bout de cette épidémie. Votre masque doit couvrir votre bouche et votre nez et ne doit pas bâiller. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau régulièrement et respectez les mesures de distanciation sociale. Les efforts de chacun comptent. Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous ! Vous pouvez retrouver toute l’actualité scientifique du coronavirus sur Futura. À très bientôt !

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