Fil de Science #15 : Sons martiens, variant anglais et lumière zodiacale

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Fil de Science #15 : Sons martiens, variant anglais et lumière zodiacale

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Pour cette semaine du 8 mars : une exploration des couches internes de la Terre, aux origines de la lumière zodiacale, une interaction préoccupante entre le coronavirus et le pollen, un variant peut-être plus mortel que prévu, et des sons tout droit venus de Mars. Bonne écoute, et bon week-end !

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Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.

La structure du noyau terrestre serait plus complexe que prévu. Nous savions déjà que ce dernier contient un alliage de fer et de nickel comprenant une graine centrale solide entourée d’une couche liquide. Selon de récentes données issues du champ de recherche de la sismologie, la structure de cette même graine demeure un mystère. Plusieurs hypothèses sont avancées, dont une qui retient l’attention de la communauté depuis vingt ans. Il existerait une autre couche, distincte des quatre actuellement connues : croûte, manteau, noyau externe et noyau interne. À l’aide d’un algorithme de recherche très intelligent, une équipe de géophysiciens australiens a parcouru des milliers de modèles du noyau interne de la Terre. Ce faisant, ils ont trouvé des indices suggérant que, dans l’histoire de notre planète, deux refroidissements distincts auraient eu lieu et auraient modifié la structure du fer contenu dans le noyau interne. La découverte rend les scientifiques très enthousiastes et optimiste : selon eux, il faudra bientôt réécrire les manuels scolaires sur le sujet ! 

Avez-vous déjà admiré l’étonnant halo de lumière orangée qui apparaît parfois dans le ciel juste après le coucher du Soleil ? Ce phénomène bien connu des astronomes porte un nom : la lumière zodiacale. Une partie de notre Système solaire baigne dans un nuage de poussière dont l’origine demeure incertaine. Lorsque les fines particules qui le composent diffusent la lumière du Soleil cela donne lieu à ce spectacle magnifique. Grâce à la sonde Juno, en charge d’explorer Jupiter, les chercheurs ont peut-être trouvé une nouvelle piste pour expliquer l’origine de ces poussières. À l’aide de ses caméras embarquées et de différentes méthodes de calcul, ils se sont rendu compte que ce nuage pourrait venir de tempête de sable se produisant sur la planète Mars. Des modélisations ont permis de confirmer l’hypothèse des astronomes mais la façon dont la poussière échappe à la gravité martienne reste une énigme. Pour ceux qui souhaiteraient en apprendre plus et observer cette lumière zodiacale par eux-mêmes, nous vous invitons à découvrir Futura dans les Étoiles, notre nouveau podcast dédié à l’astronomie.

Revenons sur Terre pour parler du coronavirus. Dans une récente étude, une équipe internationale de chercheurs suggère qu’une variable pourrait accroître le taux d’infection du SARS-CoV-2 : la concentration de pollen dans l’air. De prime abord, l’hypothèse n’a rien d’absurde. Le pollen est connu pour inhiber la production d’interférons, ces petits soldats de l’immunité dont on sait à présent que si leur réponse se déroule mal, les chances de développer une forme sévère de la maladie sont accrues. Les scientifiques ont réalisé des observations en rassemblant des données météorologiques dans 31 pays européens de mars à avril 2020. Leur conclusion est que la concentration du pollen dans l’air est un facteur contribuant au taux d’infection du SARS-CoV-2, le faisant varier de +10 à +30 %. Bien qu’observée dans tous les pays analysés, les corrélations ne sont significatives que pour six des 31 pays, dont la France. Nous invitons donc nos lecteurs à la prudence.

Toujours du côté du coronavirus, un retournement de situation ponctue notre compréhension du variant anglais. Si on le savait plus transmissible, certaines données pré-publiées, donc non relues par les pairs et à prendre avec précaution, suggèrent qu’il serait également plus mortel. En comparaison avec le précédent variant, ce dernier serait donc 34 à 109 % plus mortel si on en croit des analyses statistiques des chercheurs britanniques. En nombre absolu, cela veut dire que lorsque la souche précédente aurait causé trois morts dans une population, le variant anglais en causerait cinq. Notons que ces chiffres sont également appuyés par une plus ancienne analyse danoise. 

Et enfin, pour finir, revenons du côté de Mars avec Persévérance. Après les premières images, les premiers sons émanant de la planète sont disponibles. Cela surprend agréablement les chercheurs, qui craignaient une panne ou un dysfonctionnement du micro installé à bord du rover. Grâce à lui, on peut entendre, avec une très bonne résolution, le vent martien. Une prouesse rendue possible par des formidables équipes d’ingénieurs qui ont dû construire un dispositif d’enregistrement sonore adapté à cet environnement bien particulier. En effet sur Mars, le son ne se diffuse pas comme sur Terre. La pression atmosphérique est 150 fois plus faible que sur notre planète et sa composition est bien différente. Les sons de Mars sont à écouter sur Futura, bien entendu.

Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous

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Pour cette semaine du 8 mars : une exploration des couches internes de la Terre, aux origines de la lumière zodiacale, une interaction préoccupante entre le coronavirus et le pollen, un variant peut-être plus mortel que prévu, et des sons tout droit venus de Mars. Bonne écoute, et bon week-end !

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Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.

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Avez-vous déjà admiré l’étonnant halo de lumière orangée qui apparaît parfois dans le ciel juste après le coucher du Soleil ? Ce phénomène bien connu des astronomes porte un nom : la lumière zodiacale. Une partie de notre Système solaire baigne dans un nuage de poussière dont l’origine demeure incertaine. Lorsque les fines particules qui le composent diffusent la lumière du Soleil cela donne lieu à ce spectacle magnifique. Grâce à la sonde Juno, en charge d’explorer Jupiter, les chercheurs ont peut-être trouvé une nouvelle piste pour expliquer l’origine de ces poussières. À l’aide de ses caméras embarquées et de différentes méthodes de calcul, ils se sont rendu compte que ce nuage pourrait venir de tempête de sable se produisant sur la planète Mars. Des modélisations ont permis de confirmer l’hypothèse des astronomes mais la façon dont la poussière échappe à la gravité martienne reste une énigme. Pour ceux qui souhaiteraient en apprendre plus et observer cette lumière zodiacale par eux-mêmes, nous vous invitons à découvrir Futura dans les Étoiles, notre nouveau podcast dédié à l’astronomie.

Revenons sur Terre pour parler du coronavirus. Dans une récente étude, une équipe internationale de chercheurs suggère qu’une variable pourrait accroître le taux d’infection du SARS-CoV-2 : la concentration de pollen dans l’air. De prime abord, l’hypothèse n’a rien d’absurde. Le pollen est connu pour inhiber la production d’interférons, ces petits soldats de l’immunité dont on sait à présent que si leur réponse se déroule mal, les chances de développer une forme sévère de la maladie sont accrues. Les scientifiques ont réalisé des observations en rassemblant des données météorologiques dans 31 pays européens de mars à avril 2020. Leur conclusion est que la concentration du pollen dans l’air est un facteur contribuant au taux d’infection du SARS-CoV-2, le faisant varier de +10 à +30 %. Bien qu’observée dans tous les pays analysés, les corrélations ne sont significatives que pour six des 31 pays, dont la France. Nous invitons donc nos lecteurs à la prudence.

Toujours du côté du coronavirus, un retournement de situation ponctue notre compréhension du variant anglais. Si on le savait plus transmissible, certaines données pré-publiées, donc non relues par les pairs et à prendre avec précaution, suggèrent qu’il serait également plus mortel. En comparaison avec le précédent variant, ce dernier serait donc 34 à 109 % plus mortel si on en croit des analyses statistiques des chercheurs britanniques. En nombre absolu, cela veut dire que lorsque la souche précédente aurait causé trois morts dans une population, le variant anglais en causerait cinq. Notons que ces chiffres sont également appuyés par une plus ancienne analyse danoise. 

Et enfin, pour finir, revenons du côté de Mars avec Persévérance. Après les premières images, les premiers sons émanant de la planète sont disponibles. Cela surprend agréablement les chercheurs, qui craignaient une panne ou un dysfonctionnement du micro installé à bord du rover. Grâce à lui, on peut entendre, avec une très bonne résolution, le vent martien. Une prouesse rendue possible par des formidables équipes d’ingénieurs qui ont dû construire un dispositif d’enregistrement sonore adapté à cet environnement bien particulier. En effet sur Mars, le son ne se diffuse pas comme sur Terre. La pression atmosphérique est 150 fois plus faible que sur notre planète et sa composition est bien différente. Les sons de Mars sont à écouter sur Futura, bien entendu.

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