Fil de Science #9 : Extraterrestres, vaccins et hydrogène

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Fil de Science #9 : Extraterrestres, vaccins et hydrogène

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Pour cette semaine du 25 janvier, nous partons sur les traces d'un drôle d'astéroïdes avant de partir en excursion du côté des pôles ; après un arrêt médical, nous nous rendrons au Québec puis finirons notre voyage sous l'océan, à la découverte de l'une des créatures les plus terrifiantes au monde. Bonne écoute, et bon week-end !

Retrouvez les articles complets sur Futura

Transcription du podcast :

Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine. Je suis Julien Hernandez, journaliste scientifique chez Futura, et aujourd’hui nous commençons ce récap hebdomadaire dans l’espace.

Nous aurions enfin une preuve de l’existence des extraterrestres. C’est du moins ce qu’avance Abraham Loeb, président du département d'astronomie à l'université de Harvard. Son argument : les spécificités pour le moins exotiques de l’astéroïde ‘Oumuamua, détecté pour la première fois en octobre 2017. Avec son apparence inhabituelle et son drôle de comportement, cet objet cosmique a déjà fait couler beaucoup d’encre au cours des années et semble encore nourrir les espoirs des plus optimistes. Pour Loeb, il est en effet difficile d’ignorer l’étrange combinaison de sa forme et de sa luminosité atypiques, ainsi que de sa trajectoire, à ce jour inexpliquée. Si beaucoup d’hypothèses ont été avancées pour tenter de résoudre ce dernier point, aucune n’y est cependant pour l’instant parvenue. Le chercheur appelle donc à garder un esprit ouvert, en avançant que la théorie d’un objet fabriqué par une espèce intelligente, dont il est aujourd’hui convaincu, n’est pas forcément la moins raisonnable de toutes.

28 trillions de tonnes. C’est la quantité de glace que la Terre aurait perdue entre 1995 et 2017. Un constat d’autant plus inquiétant que le rythme de cette disparition continue d’accélérer. En effet, à l’aide de données satellite, des chercheurs de l’université de Leeds ont pu établir une carte des régions les plus sensibles au réchauffement climatique, révélant la fragilité accrue des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Outre les répercussions dramatiques que ces changements occasionnent pour notre environnement, la fonte est également responsable d’une hausse du niveau de la mer. Avec 35 millimètres supplémentaires en 30 ans, les communautés côtières subissent de plein fouet cette pression climatique, qui continuera de prendre de l’ampleur sans une action immédiate et drastique.

Un point, maintenant, sur les vaccins. Un mois après le lancement de la campagne de vaccination en France, un nouveau rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ou ANSM, vient de paraître. Ce dernier comptabilise les effets secondaires suivant l’injection de la première dose du vaccin Pfizer. Sur 390.000 personnes, 135 événements liés au produit ont été reportés, dont seulement 22 cas graves. Ces derniers appellent néanmoins à la vigilance, avec plusieurs épisodes de tachycardie chez des patients présentant des antécédents cardiaques. Du côté des réactions allergiques, le risque reste minime, avec trois cas déclarés dont deux ayant nécessité une intervention. L’allergie survient généralement dans les minutes suivant l’administration du vaccin et peut donc être prise en charge rapidement avec une rémission en moins de 24 heures. Un rapport paraîtra toutes les trois semaines afin de continuer de suivre l’évolution de ces effets secondaires, mais il reste à noter que le bilan demeure pour l’instant très encourageant.

L’énergie du futur est en marche. Ce mois-ci la plus grande unité mondiale de production d’hydrogène bas carbone vient d’ouvrir ses portes au Québec. Basée sur le site de Bécancour, celle-ci tire profit des ressources hydro-électriques de la région pour produire un hydrogène dit vert. Ce dernier s’oppose aux hydrogènes gris et bleu, dont l’extraction à partir de matières fossiles est génératrice d’un carbone qui est respectivement libéré dans l’atmosphère ou capté et stocké. Issu de l’électrolyse de l’eau, tout comme l’hydrogène jaune, l’hydrogène vert diffère en ceci que sa production s’appuie par ailleurs sur une source d’électricité renouvelable, pour un bilan carbone aussi bas que possible. Les 8 tonnes d’hydrogène produites quotidiennement sur le site seront vendues prioritairement aux entreprises spécialisées dans l'industrie chimique et le transport.

Et enfin, pour finir, partons à la rencontre du ver Bobbit, une créature aussi ancienne qu’effrayante. Hantant les fonds marins et les cauchemars des plongeurs, ce ver polychète terrifie les poissons depuis déjà 20 millions d’années. Or, en étudiant les fossiles des terriers dans lesquels ils enfouissaient leur corps – et leurs proies –, les chercheurs ont pu déterminer que les ancêtres du ver Bobbit mesuraient en moyenne 2 mètres de long pour un diamètre de 2,5 centimètres. Nous pouvons donc, d’une certaine façon, nous estimer chanceux qu’il n’atteigne plus aujourd’hui qu’un mètre de long, mais invitons tout de même nos lecteurs avides de plongée à la prudence, on ne sait jamais. Les images de l’impressionnante technique de chasse du ver Bobbit et le reste de nos actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.

Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !

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Pour cette semaine du 25 janvier, nous partons sur les traces d'un drôle d'astéroïdes avant de partir en excursion du côté des pôles ; après un arrêt médical, nous nous rendrons au Québec puis finirons notre voyage sous l'océan, à la découverte de l'une des créatures les plus terrifiantes au monde. Bonne écoute, et bon week-end !

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Transcription du podcast :

Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine. Je suis Julien Hernandez, journaliste scientifique chez Futura, et aujourd’hui nous commençons ce récap hebdomadaire dans l’espace.

Nous aurions enfin une preuve de l’existence des extraterrestres. C’est du moins ce qu’avance Abraham Loeb, président du département d'astronomie à l'université de Harvard. Son argument : les spécificités pour le moins exotiques de l’astéroïde ‘Oumuamua, détecté pour la première fois en octobre 2017. Avec son apparence inhabituelle et son drôle de comportement, cet objet cosmique a déjà fait couler beaucoup d’encre au cours des années et semble encore nourrir les espoirs des plus optimistes. Pour Loeb, il est en effet difficile d’ignorer l’étrange combinaison de sa forme et de sa luminosité atypiques, ainsi que de sa trajectoire, à ce jour inexpliquée. Si beaucoup d’hypothèses ont été avancées pour tenter de résoudre ce dernier point, aucune n’y est cependant pour l’instant parvenue. Le chercheur appelle donc à garder un esprit ouvert, en avançant que la théorie d’un objet fabriqué par une espèce intelligente, dont il est aujourd’hui convaincu, n’est pas forcément la moins raisonnable de toutes.

28 trillions de tonnes. C’est la quantité de glace que la Terre aurait perdue entre 1995 et 2017. Un constat d’autant plus inquiétant que le rythme de cette disparition continue d’accélérer. En effet, à l’aide de données satellite, des chercheurs de l’université de Leeds ont pu établir une carte des régions les plus sensibles au réchauffement climatique, révélant la fragilité accrue des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Outre les répercussions dramatiques que ces changements occasionnent pour notre environnement, la fonte est également responsable d’une hausse du niveau de la mer. Avec 35 millimètres supplémentaires en 30 ans, les communautés côtières subissent de plein fouet cette pression climatique, qui continuera de prendre de l’ampleur sans une action immédiate et drastique.

Un point, maintenant, sur les vaccins. Un mois après le lancement de la campagne de vaccination en France, un nouveau rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ou ANSM, vient de paraître. Ce dernier comptabilise les effets secondaires suivant l’injection de la première dose du vaccin Pfizer. Sur 390.000 personnes, 135 événements liés au produit ont été reportés, dont seulement 22 cas graves. Ces derniers appellent néanmoins à la vigilance, avec plusieurs épisodes de tachycardie chez des patients présentant des antécédents cardiaques. Du côté des réactions allergiques, le risque reste minime, avec trois cas déclarés dont deux ayant nécessité une intervention. L’allergie survient généralement dans les minutes suivant l’administration du vaccin et peut donc être prise en charge rapidement avec une rémission en moins de 24 heures. Un rapport paraîtra toutes les trois semaines afin de continuer de suivre l’évolution de ces effets secondaires, mais il reste à noter que le bilan demeure pour l’instant très encourageant.

L’énergie du futur est en marche. Ce mois-ci la plus grande unité mondiale de production d’hydrogène bas carbone vient d’ouvrir ses portes au Québec. Basée sur le site de Bécancour, celle-ci tire profit des ressources hydro-électriques de la région pour produire un hydrogène dit vert. Ce dernier s’oppose aux hydrogènes gris et bleu, dont l’extraction à partir de matières fossiles est génératrice d’un carbone qui est respectivement libéré dans l’atmosphère ou capté et stocké. Issu de l’électrolyse de l’eau, tout comme l’hydrogène jaune, l’hydrogène vert diffère en ceci que sa production s’appuie par ailleurs sur une source d’électricité renouvelable, pour un bilan carbone aussi bas que possible. Les 8 tonnes d’hydrogène produites quotidiennement sur le site seront vendues prioritairement aux entreprises spécialisées dans l'industrie chimique et le transport.

Et enfin, pour finir, partons à la rencontre du ver Bobbit, une créature aussi ancienne qu’effrayante. Hantant les fonds marins et les cauchemars des plongeurs, ce ver polychète terrifie les poissons depuis déjà 20 millions d’années. Or, en étudiant les fossiles des terriers dans lesquels ils enfouissaient leur corps – et leurs proies –, les chercheurs ont pu déterminer que les ancêtres du ver Bobbit mesuraient en moyenne 2 mètres de long pour un diamètre de 2,5 centimètres. Nous pouvons donc, d’une certaine façon, nous estimer chanceux qu’il n’atteigne plus aujourd’hui qu’un mètre de long, mais invitons tout de même nos lecteurs avides de plongée à la prudence, on ne sait jamais. Les images de l’impressionnante technique de chasse du ver Bobbit et le reste de nos actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.

Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !

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