Fil de Science #8 : Monstre géant, base spatiale et mutations

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Fil de Science #8 : Monstre géant, base spatiale et mutations

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Pour cette semaine du 11 janvier, nous faisons un premier arrêt en Patagonie et deux escales dans l'espace, du côté de Cérès puis de Saturne ; nous en apprendrons plus sur les variants du coronavirus, et nous finirons dans une salle d'opération, à la découverte d'une nouvelle technologie porteuse. Bonne écoute, et bon week-end !

Retrouvez les articles complets sur Futura

Transcription du podcast :

Bonjour à tous, bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.

En Patagonie, le squelette d’une gigantesque créature est progressivement mise au jour par les scientifiques. Celle-ci a été découverte dans la province de Neuquén, au creux de la vallée des dinosaures, réputée pour son sol riche en fossiles. À date, 24 vertèbres et quelques os du bassin ont déjà été exhumés par l’équipe de recherche d’Alejandro Otero. Ces ossements laissent présumer qu’il pourrait s’agir là d’un sauropode d’un nouveau genre, dont l’immense cou et la queue assortie lui permettraient d’atteindre des proportions inégalées. Si leurs prédictions se confirment, ce fossile pourrait battre le record de taille actuellement détenu par le Patagotitan, un colosse de 37 mètres de long pour une masse de 70 tonnes. Comme toujours, de plus amples travaux de fouille et de recherche devront être menés afin d’en savoir plus sur ce spécimen avant de clamer la victoire. Nouveau champion ou pas, les archéologues se réjouissent d’avoir trouvé l’un des squelettes les plus complets à ce jour d’un titanosaure issu de cette période du Crétacé. Affaire à suivre !

Explorateurs en quête d’une nouvelle Terre, ne cherchez pas plus loin que notre ceinture d’astéroïdes. Si l’on en croit Pekka Kanhuen, physicien à l’Institut météorologique finlandais, la planète naine Cérès pourrait en effet devenir le prochain port d’amarrage des colons spatiaux. L’idée est simple : construire une station orbitale habitée, capable de prélever de la matière à la surface du petit corps rocheux grâce à un ascenseur de 1.000 kilomètres de long. Pour la réalisation, les choses se corsent un peu, puisque ni la gravité artificielle, ni les ascenseurs spatiaux, ni les miroirs géants, ni même les blindages contre les radiations cosmiques n’ont encore été mis au point. Mais pas d’inquiétude, nous rassure Kanhuen, une fois toutes ces menus détails résolus, la construction de la station ne prendra guère plus de 20 ans. Espérons que Futura aura la chance de couvrir cet événement.

Du côté du coronavirus, l’apparition de nouveaux variants au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, au Japon et au Brésil inquiète les chercheurs. La protéine S du virus, formant la base des vaccins Pfizer et Moderna, a en effet connu de nombreuses mutations depuis sa description en janvier 2020. Une mutation en particulier, baptisée E484K, semble drastiquement réduire la capacité neutralisation des anticorps face au coronavirus. Présente chez les variants sud-africain et brésilien, elle ne touche fort heureusement que 0,11% des cas à ce jour. Mais avec la propagation rapide de ces mutations, il faudra rapidement mener de plus amples études afin d’estimer dans quelles proportions celle-ci pourrait compromettre l’efficacité des vaccins.

De retour dans l’espace, Saturne et ses lunes offrent des surprises inattendues aux astronomes. Titan en tête, les satellites orbitant autour de la planète s’éloignent progressivement, causant un chamboulement complet dans l’inclinaison de son axe de rotation. Un peu comme une toupie oscille avant de s’arrêter, la planète bascule sur son axe à mesure que l’orbite de ses lunes s’accroît. Aujourd’hui, ce mouvement semble presque s’être stabilisé, mais les chercheurs soulignent que Saturne continuera de pencher de plus en plus, passant de 3 à 30°. Même dans l’espace, rien n’est immuable !

Et enfin, pour finir, le domaine du génie médical offre un nouvel espoir aux personnes atteintes de malvoyance. Grâce à l’implantation d’une cornée artificielle baptisée KPro, un patient de 78 ans a pu recouvrer la vue rapidement et sans complications. Alors que la pénurie de cornées ne permet généralement qu’à un patient sur 70 de bénéficier d’un don, cette technologie innovante pourrait raccourcir, au moins partiellement, les listes d’attente. Les images de KPro et des résultats post-greffe sont à découvrir sur Futura, bien entendu.

Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à notre autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !

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Bonjour à tous, bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.

En Patagonie, le squelette d’une gigantesque créature est progressivement mise au jour par les scientifiques. Celle-ci a été découverte dans la province de Neuquén, au creux de la vallée des dinosaures, réputée pour son sol riche en fossiles. À date, 24 vertèbres et quelques os du bassin ont déjà été exhumés par l’équipe de recherche d’Alejandro Otero. Ces ossements laissent présumer qu’il pourrait s’agir là d’un sauropode d’un nouveau genre, dont l’immense cou et la queue assortie lui permettraient d’atteindre des proportions inégalées. Si leurs prédictions se confirment, ce fossile pourrait battre le record de taille actuellement détenu par le Patagotitan, un colosse de 37 mètres de long pour une masse de 70 tonnes. Comme toujours, de plus amples travaux de fouille et de recherche devront être menés afin d’en savoir plus sur ce spécimen avant de clamer la victoire. Nouveau champion ou pas, les archéologues se réjouissent d’avoir trouvé l’un des squelettes les plus complets à ce jour d’un titanosaure issu de cette période du Crétacé. Affaire à suivre !

Explorateurs en quête d’une nouvelle Terre, ne cherchez pas plus loin que notre ceinture d’astéroïdes. Si l’on en croit Pekka Kanhuen, physicien à l’Institut météorologique finlandais, la planète naine Cérès pourrait en effet devenir le prochain port d’amarrage des colons spatiaux. L’idée est simple : construire une station orbitale habitée, capable de prélever de la matière à la surface du petit corps rocheux grâce à un ascenseur de 1.000 kilomètres de long. Pour la réalisation, les choses se corsent un peu, puisque ni la gravité artificielle, ni les ascenseurs spatiaux, ni les miroirs géants, ni même les blindages contre les radiations cosmiques n’ont encore été mis au point. Mais pas d’inquiétude, nous rassure Kanhuen, une fois toutes ces menus détails résolus, la construction de la station ne prendra guère plus de 20 ans. Espérons que Futura aura la chance de couvrir cet événement.

Du côté du coronavirus, l’apparition de nouveaux variants au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, au Japon et au Brésil inquiète les chercheurs. La protéine S du virus, formant la base des vaccins Pfizer et Moderna, a en effet connu de nombreuses mutations depuis sa description en janvier 2020. Une mutation en particulier, baptisée E484K, semble drastiquement réduire la capacité neutralisation des anticorps face au coronavirus. Présente chez les variants sud-africain et brésilien, elle ne touche fort heureusement que 0,11% des cas à ce jour. Mais avec la propagation rapide de ces mutations, il faudra rapidement mener de plus amples études afin d’estimer dans quelles proportions celle-ci pourrait compromettre l’efficacité des vaccins.

De retour dans l’espace, Saturne et ses lunes offrent des surprises inattendues aux astronomes. Titan en tête, les satellites orbitant autour de la planète s’éloignent progressivement, causant un chamboulement complet dans l’inclinaison de son axe de rotation. Un peu comme une toupie oscille avant de s’arrêter, la planète bascule sur son axe à mesure que l’orbite de ses lunes s’accroît. Aujourd’hui, ce mouvement semble presque s’être stabilisé, mais les chercheurs soulignent que Saturne continuera de pencher de plus en plus, passant de 3 à 30°. Même dans l’espace, rien n’est immuable !

Et enfin, pour finir, le domaine du génie médical offre un nouvel espoir aux personnes atteintes de malvoyance. Grâce à l’implantation d’une cornée artificielle baptisée KPro, un patient de 78 ans a pu recouvrer la vue rapidement et sans complications. Alors que la pénurie de cornées ne permet généralement qu’à un patient sur 70 de bénéficier d’un don, cette technologie innovante pourrait raccourcir, au moins partiellement, les listes d’attente. Les images de KPro et des résultats post-greffe sont à découvrir sur Futura, bien entendu.

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