L'éruption du Cumbre Vieja libère des gaz toxiques (FDS #43)

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L'éruption du Cumbre Vieja libère des gaz toxiques (FDS #43)

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Pour cette semaine du 27 septembre : une Terre inhabitable, des inondations sur Mars, une éruption toxique, des centenaires à foison et des vents intenses sur Jupiter. Bonne écoute, et bon week-end !

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Transcription du podcast :

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.

2100 semble être une année récurrente lorsque l’on parle du réchauffement climatique d’origine humaine. Prise comme date seuil pour évaluer les conditions climatiques à venir ou pour se fixer un horizon auquel l’humanité aura dû prendre ses dispositions pour éviter la catastrophe, on la retrouve régulièrement dans les rapports du Giec ou des Nations unies. Pourtant, aujourd'hui, 2100 n'est plus très loin. C'est pourquoi les scientifiques appellent les décideurs politiques à intégrer dans leurs plans d’action les projections qui regardent déjà au-delà de la fin du siècle. Une équipe de chercheurs canadiens et britanniques a récemment proposé une modélisation se déroulant jusqu'en 2500 avec plusieurs scénarios plus ou moins optimistes. Première mauvaise nouvelle : quelle que soit la voie que nous prenons, nous ressentirons encore les effets du changement climatique bien au-delà de 2100. Seconde mauvaise nouvelle : la Terre pourrait bien être devenue inhabitable d’ici 2500 sans une action drastique pour ralentir le phénomène. Afin de permettre au public de mieux prendre la mesure de ces projections, les chercheurs ont mis en images ce à quoi pourrait ressembler le monde de demain en fonction des différents scénarios. Celles-ci vont d’une Terre saine et équilibrée à un paysage dystopique dont le ciel est jauni par les particules fines et la fumée des incendies. Depuis longtemps, les humains ont pris conscience du choix évident à faire pour sauver la planète. Il est temps de franchir un nouveau cap en passant à l’action.

Des inondations d’une force inouïe auraient sculpté le visage de Mars. À la voir aujourd’hui, il est difficile d'imaginer que de l'eau ait un jour coulé à la surface de la planète rouge, mais les analyses topographiques menées par le astronomes de l’université du Texas sont formelles. L’eau se serait accumulée en lacs de cratère dont le débordement aurait causé des inondations massives. Celles-ci auraient creusé en seulement quelques semaines des vallées fluviales dans leur sillage. Un rappel que les processus en jeu sur Terre ne se déroulent pas nécessairement de la même manière sur d'autres planètes. 

L’éruption du Cumbre Vieja se poursuit aux Canaries. Comme nous l’avions déjà précisé la semaine dernière dans Fil de Science, outre la dangerosité des coulées de lave et des éjectas en eux-mêmes, une autre menace résidait dans le fait que la roche en fusion atteignent l’océan en dégageant des gaz toxiques. Cette crainte s’est désormais réalisée alors que la lave pénètre dans l’Atlantique en libérant de l’acide chlorhydrique, qui rejoint les 17.000 tonnes de dioxyde de soufre déjà relâchées par le volcan. Heureusement, pour le moment, les vents emportent au loin les gaz de cette immense langue brûlante et un espace d'exclusion de sécurité a été défini par les autorités.

La vie éternelle restera probablement à jamais un rêve inatteignable. Mais vivre jusqu’à 130 ans, c’est possible. C’est du moins ce qu’avance une étude menée par Anthony Davison, professeur de statistiques. Si le risque de décéder croît normalement avec l'âge, l'analyse des chercheurs conclut qu'il atteint ensuite un plateau dans le très grand âge. Au-delà de 110 ans, la probabilité de vivre une année supplémentaire serait de 50 %. L'humanité pourrait d’autre part voir le nombre de super-centenaires croître au cours de ce siècle, puisque selon les calculs de l’équipe, les chances pour un humain de 110 ans d’en atteindre 130 sont d'environ une sur un million. Notons tout de même qu’entre les variations de conditions de vie et l’impact grandissant du changement climatique, ces résultats symbolisent plutôt un joli exercice théorique qu’un constat à prendre au pied de la lettre.

La tempête s’intensifie sur Jupiter. Des astronomes de l'université de Californie à Berkeley rapportent que la vitesse moyenne des vents juste à l'intérieur des limites de la Grande Tache rouge a augmenté de 8 % entre 2009 et 2020, alors même que dans la région centrale de l'anticyclone, les vents continuent de souffler beaucoup plus tranquillement. Cette évolution, mesurée grâce aux outils performants du télescope Hubble, se traduit par une augmentation de 2,5 km/h chaque année. Une donnée peut-être peu impressionnante en apparence, mais qui, en plus de souligner la précision des appareils de mesure que nous envoyons dans l’espace, pourrait offrir aux chercheurs une nouvelle clé de compréhension dans la dynamique de la célèbre tache rouge. Les images de cet étonnant phénomène et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.

Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, pensez à nous laisser un like et un commentaire sur Tumult, ainsi qu’une note sur vos plateformes de diffusion préférées. On se retrouve vendredi prochain à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !

Crédits :

Musique : Patricia Chaylade

Texte et voix : Emma Hollen

Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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2100 semble être une année récurrente lorsque l’on parle du réchauffement climatique d’origine humaine. Prise comme date seuil pour évaluer les conditions climatiques à venir ou pour se fixer un horizon auquel l’humanité aura dû prendre ses dispositions pour éviter la catastrophe, on la retrouve régulièrement dans les rapports du Giec ou des Nations unies. Pourtant, aujourd'hui, 2100 n'est plus très loin. C'est pourquoi les scientifiques appellent les décideurs politiques à intégrer dans leurs plans d’action les projections qui regardent déjà au-delà de la fin du siècle. Une équipe de chercheurs canadiens et britanniques a récemment proposé une modélisation se déroulant jusqu'en 2500 avec plusieurs scénarios plus ou moins optimistes. Première mauvaise nouvelle : quelle que soit la voie que nous prenons, nous ressentirons encore les effets du changement climatique bien au-delà de 2100. Seconde mauvaise nouvelle : la Terre pourrait bien être devenue inhabitable d’ici 2500 sans une action drastique pour ralentir le phénomène. Afin de permettre au public de mieux prendre la mesure de ces projections, les chercheurs ont mis en images ce à quoi pourrait ressembler le monde de demain en fonction des différents scénarios. Celles-ci vont d’une Terre saine et équilibrée à un paysage dystopique dont le ciel est jauni par les particules fines et la fumée des incendies. Depuis longtemps, les humains ont pris conscience du choix évident à faire pour sauver la planète. Il est temps de franchir un nouveau cap en passant à l’action.

Des inondations d’une force inouïe auraient sculpté le visage de Mars. À la voir aujourd’hui, il est difficile d'imaginer que de l'eau ait un jour coulé à la surface de la planète rouge, mais les analyses topographiques menées par le astronomes de l’université du Texas sont formelles. L’eau se serait accumulée en lacs de cratère dont le débordement aurait causé des inondations massives. Celles-ci auraient creusé en seulement quelques semaines des vallées fluviales dans leur sillage. Un rappel que les processus en jeu sur Terre ne se déroulent pas nécessairement de la même manière sur d'autres planètes. 

L’éruption du Cumbre Vieja se poursuit aux Canaries. Comme nous l’avions déjà précisé la semaine dernière dans Fil de Science, outre la dangerosité des coulées de lave et des éjectas en eux-mêmes, une autre menace résidait dans le fait que la roche en fusion atteignent l’océan en dégageant des gaz toxiques. Cette crainte s’est désormais réalisée alors que la lave pénètre dans l’Atlantique en libérant de l’acide chlorhydrique, qui rejoint les 17.000 tonnes de dioxyde de soufre déjà relâchées par le volcan. Heureusement, pour le moment, les vents emportent au loin les gaz de cette immense langue brûlante et un espace d'exclusion de sécurité a été défini par les autorités.

La vie éternelle restera probablement à jamais un rêve inatteignable. Mais vivre jusqu’à 130 ans, c’est possible. C’est du moins ce qu’avance une étude menée par Anthony Davison, professeur de statistiques. Si le risque de décéder croît normalement avec l'âge, l'analyse des chercheurs conclut qu'il atteint ensuite un plateau dans le très grand âge. Au-delà de 110 ans, la probabilité de vivre une année supplémentaire serait de 50 %. L'humanité pourrait d’autre part voir le nombre de super-centenaires croître au cours de ce siècle, puisque selon les calculs de l’équipe, les chances pour un humain de 110 ans d’en atteindre 130 sont d'environ une sur un million. Notons tout de même qu’entre les variations de conditions de vie et l’impact grandissant du changement climatique, ces résultats symbolisent plutôt un joli exercice théorique qu’un constat à prendre au pied de la lettre.

La tempête s’intensifie sur Jupiter. Des astronomes de l'université de Californie à Berkeley rapportent que la vitesse moyenne des vents juste à l'intérieur des limites de la Grande Tache rouge a augmenté de 8 % entre 2009 et 2020, alors même que dans la région centrale de l'anticyclone, les vents continuent de souffler beaucoup plus tranquillement. Cette évolution, mesurée grâce aux outils performants du télescope Hubble, se traduit par une augmentation de 2,5 km/h chaque année. Une donnée peut-être peu impressionnante en apparence, mais qui, en plus de souligner la précision des appareils de mesure que nous envoyons dans l’espace, pourrait offrir aux chercheurs une nouvelle clé de compréhension dans la dynamique de la célèbre tache rouge. Les images de cet étonnant phénomène et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.

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