Et si une tempête solaire menaçait internet ? (FDS #40)

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Et si une tempête solaire menaçait internet ? (FDS #40)

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Pour cette semaine du 6 septembre : une tempête solaire qui pourrait couper internet, l'origine génétique des rayures des chats, les ambitions spatiales de la Chine, des découvertes pour lutter contre le cancer du poumon et des têtes nageuses. Bonne écoute, et bon week-end !

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Transcription du podcast :

Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.

Parvenez-vous à imaginer votre vie sans internet ? Assurément non. Le bon fonctionnement de nos sociétés est complètement dépendant de cette superbe technologie. Si elle est connue pour être extrêmement résiliente, le risque de la voir s’endommager n’est pas nul. Et si une telle chose arrive, le coupable serait très certainement une tempête solaire. Ce phénomène se produit lorsque le champ magnétique qui entoure la Terre ne parvient plus à contenir l’ensemble des particules chargées formant un vent qui souffle constamment en dehors de notre atmosphère. Ce dernier s’infiltre alors par les pôles terrestres et fait peser une lourde menace sur l’intégrité d’internet. La dernière tempête de ce type remonte à 1859 et des chercheurs estiment sa probabilité de survenue entre 1,6 et 12 % par décennie. Si elle survenait aujourd’hui, elle coûterait très cher à nos sociétés. En effet, une seule journée coûterait déjà 7 milliards de dollars aux État-unis. On ose à peine imaginer les conséquences de la tempête si elle venait à couper internet pendant des mois.

Qu’ils soient ingrats ou véritables pots de colle, nos chats nous intriguent en permanence. Que ce soit par leur comportement ou leur apparence. Cette dernière était encore une énigme scientifique pour la recherche. Elle ne l’est plus vraiment depuis quelques semaines. En effet, des chercheurs ont réussi à identifier, sur des tissus foetaux récoltés lors de stérilisation, des différences déjà observables en matière de rayures ou d’autres paramètres phénotypiques. L’analyse génétique a ensuite démontré que ces variations étaient déterminées par les différentes expressions du gène DKK4. Une explication qui ne concerne que les chats domestiques pour l’instant, étant donné l’échantillon étudié par les scientifiques, mais qui nous permet désormais de comprendre d’où nos compagnons tiennent leurs motifs. 

Les ambitions de la Chine au niveau spatial sont toujours bien présentes. Le pays souhaite en effet construire une base spatiale de plus d’un kilomètre de long afin de gérer à la fois l’utilisation future des ressources spatiales, l’exploration de l’univers et l’expérimentation d’une vie à long terme en orbite. Selon la NASA, une telle structure pourrait très bien voir le jour, en tout cas rien ne l’interdit sur le papier. Mais la construction n’est pas le plus gros obstacle à un tel projet. Manoeuvrer un engin aussi grand et débourser les sommes nécessaires à sa réalisation, voilà les plus gros problèmes à surmonter. 

Depuis les études épidémiologiques menées dans les années 50, nous savons que la consommation de tabac augmente le risque de développer un cancer du poumon en le multipliant par 22. Pourtant, 10 à 20 % des cancers du poumon surviennent chez des non-fumeurs. D’autres causes sont connues comme le tabagisme passif, secondaire ou tertiaire, la pollution, l’amiante ou encore le radon. Mais des chercheurs ont voulu savoir ce qu'il se passait au niveau moléculaire. En comparant des cancers du poumon survenus chez des fumeurs et des non fumeurs, ils sont arrivés à certaines conclusions. Les cancers non induits par le tabac ont une signature génétique radicalement différente. Aussi, celle-ci n’est pas la même pour tous les cancers du poumon et dépend des mutations ou du stress qu’ont subi les cellules au cours de la vie. La compréhension des mécanismes du cancer du poumon chez les non-fumeurs n’en est qu’à ses prémices, mais pourrait améliorer considérablement la prise en charge dans le futur. 

S’il y a toujours plus petit que soit, il y a probablement aussi toujours plus grand. Des scientifiques viennent de décrire, dans une récente publication, une nouvelle espèce de radiodontes, appartenant à la famille des arthropodes, nommée Titanokorys gainesi. Les restes ont été trouvés au niveau de la formation fossile de Burgess Shale, dans le Parc national Kootenay, en Colombie-Britannique. Cette nouvelle espèce marine est l’une des plus grandes recensées à ce jour, juste derrière Anomalocaris, un autre représentant des radiodontes. Les individus composant Titanokorys gainesi pouvaient atteindre les 50 centimètres de long et possédaient notamment, en regard de leur corps, une gigantesque tête, si bien qu’ils devaient être, selon l’un des auteurs de l’étude, des têtes nageuses. 

Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcast. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !

Crédits :

Musique : Patricia Chaylade

Texte et voix : Julien Hernandez

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Qu’ils soient ingrats ou véritables pots de colle, nos chats nous intriguent en permanence. Que ce soit par leur comportement ou leur apparence. Cette dernière était encore une énigme scientifique pour la recherche. Elle ne l’est plus vraiment depuis quelques semaines. En effet, des chercheurs ont réussi à identifier, sur des tissus foetaux récoltés lors de stérilisation, des différences déjà observables en matière de rayures ou d’autres paramètres phénotypiques. L’analyse génétique a ensuite démontré que ces variations étaient déterminées par les différentes expressions du gène DKK4. Une explication qui ne concerne que les chats domestiques pour l’instant, étant donné l’échantillon étudié par les scientifiques, mais qui nous permet désormais de comprendre d’où nos compagnons tiennent leurs motifs. 

Les ambitions de la Chine au niveau spatial sont toujours bien présentes. Le pays souhaite en effet construire une base spatiale de plus d’un kilomètre de long afin de gérer à la fois l’utilisation future des ressources spatiales, l’exploration de l’univers et l’expérimentation d’une vie à long terme en orbite. Selon la NASA, une telle structure pourrait très bien voir le jour, en tout cas rien ne l’interdit sur le papier. Mais la construction n’est pas le plus gros obstacle à un tel projet. Manoeuvrer un engin aussi grand et débourser les sommes nécessaires à sa réalisation, voilà les plus gros problèmes à surmonter. 

Depuis les études épidémiologiques menées dans les années 50, nous savons que la consommation de tabac augmente le risque de développer un cancer du poumon en le multipliant par 22. Pourtant, 10 à 20 % des cancers du poumon surviennent chez des non-fumeurs. D’autres causes sont connues comme le tabagisme passif, secondaire ou tertiaire, la pollution, l’amiante ou encore le radon. Mais des chercheurs ont voulu savoir ce qu'il se passait au niveau moléculaire. En comparant des cancers du poumon survenus chez des fumeurs et des non fumeurs, ils sont arrivés à certaines conclusions. Les cancers non induits par le tabac ont une signature génétique radicalement différente. Aussi, celle-ci n’est pas la même pour tous les cancers du poumon et dépend des mutations ou du stress qu’ont subi les cellules au cours de la vie. La compréhension des mécanismes du cancer du poumon chez les non-fumeurs n’en est qu’à ses prémices, mais pourrait améliorer considérablement la prise en charge dans le futur. 

S’il y a toujours plus petit que soit, il y a probablement aussi toujours plus grand. Des scientifiques viennent de décrire, dans une récente publication, une nouvelle espèce de radiodontes, appartenant à la famille des arthropodes, nommée Titanokorys gainesi. Les restes ont été trouvés au niveau de la formation fossile de Burgess Shale, dans le Parc national Kootenay, en Colombie-Britannique. Cette nouvelle espèce marine est l’une des plus grandes recensées à ce jour, juste derrière Anomalocaris, un autre représentant des radiodontes. Les individus composant Titanokorys gainesi pouvaient atteindre les 50 centimètres de long et possédaient notamment, en regard de leur corps, une gigantesque tête, si bien qu’ils devaient être, selon l’un des auteurs de l’étude, des têtes nageuses. 

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