L'ISS accidentellement renversée par les propulseurs de Nauka (FdS#35)

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L'ISS accidentellement renversée par les propulseurs de Nauka (FdS#35)

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Pour cette semaine du 26 juillet : renversement de l'ISS, incendies dans le monde entier, champs de force militaires, appendice de Jouvence et art néandertalien. Bonne écoute, et bon week-end !

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Transcription du podcast :

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.

Pirouette dans l’espace pour l’ISS. Durant un incident récent, les propulseurs du module russe Nauka se sont allumés de manière inopinée, causant le basculement de la station spatiale à laquelle il était amarré. Impossibles à éteindre au moment de l’incident, il a fallu contrer leur action avec l’allumage des propulseurs des modules Zvezda et Progress, jusqu’à ce que les moteurs de Nauka s’éteignent mystérieusement au bout de 15 minutes. Alors que la Nasa twittait que cette manœuvre accidentelle aurait causé un basculement de 45 degrés de l’ISS, une nouvelle déclaration de Zebulon Scoville, le directeur de vol en charge du centre de contrôle de Houston au moment de l'amarrage de Nauka, suggère que l’incident était plus grave que ce que laissaient entendre les premiers communiqués. À la suite de l'allumage surprise des propulseurs, la station aurait basculé de 540 degrés, réalisant un tour et demi sur elle-même. Celui-ci a dû être suivi d’un autre tour de 180 degrés afin qu’elle retrouve sa position initiale, permettant notamment aux panneaux solaires de fonctionner de manière optimale. La rotation n’a pas eu lieu suffisamment rapidement pour générer une gravité artificielle à l’intérieur de la station, et les astronautes à bord se sont donc sortis sans dommage de l’incident.

La planète a chaud, c’est le moins que l’on puisse dire. Alimentés par la sécheresse et une canicule exceptionnelle, de nombreux incendies de forêt d'une ampleur sans précédent se propagent partout autour la planète. Comme nous l’avions déjà mentionné, la côte ouest des États-Unis et du Canada connaissent une saison meurtrière, avec plus de 200.000 hectares partis en fumée rien qu’en Californie. La Grèce et la Turquie sont elles aussi aux prises avec des feux d’une ampleur historique, menaçant humains, habitations et sites antiques. Ce dérèglement climatique s’avère d’autant plus inquiétant que même des régions jusque-là relativement épargnées, comme la Finlande ou Hawaï, sont aujourd’hui touchées par le phénomène. Ces incendies, producteurs d’une quantité colossale de CO2 qui nourrit le réchauffement climatique, nous inscrivent dans un cercle vicieux dont il sera de plus en plus difficile de nous sortir sans des actions radicales et immédiates.

Pour protéger leur territoire des attaques, les États-Unis se tournent vers les champs de force. Eh non, ce n’est pas de la science-fiction, en tout cas pas si l’on en croit le récent rapport Directed Energy Futures 2060, publié par le laboratoire de recherche de l'US Air Force. L’étude décrit un faisceau d'énergie électromagnétique transportable capable d’arrêter une charge de drones armés ou même des missiles nucléaires. C’est en tout cas ce qui est annoncé sur le papier pour l’horizon 2060. Un système anti-émeute développé par l’armée permet déjà à la police de diriger vers les manifestants un flux d’ondes millimétriques afin de réchauffer leur peau à 55°C. Voyons donc quel avenir potentiellement dystopique nous réservent les quarante prochaines années.

L’appendice n’est probablement pas si inutile que ça. Les chercheurs soulignent en effet que cet organe est apparu indépendamment au moins 16 fois au cours de l’histoire évolutive, suggérant que celui-ci présente un avantage non négligeable dans la sélection naturelle. Et d’après une nouvelle étude menée par l'Inserm et le Muséum National d'Histoire Naturelle, cette structure vestigiale qui n’attire notre attention que lorsqu’elle cause une inflammation serait en fait corrélée à la longévité. En comparant des mammifères de même gabarit, avec et sans appendice, les équipes ont révélé que les animaux dotés de l’organe possédaient une durée de vie plus élevée que leurs pairs. L'hypothèse la plus probable justifiant cette corrélation est que l’appendice constituerait un « sanctuaire bactérien » boostant notre immunité.

Mystère élucidé pour la grotte d’Ardales ! Située en Andalousie, cette cavité est caractérisée par la présence de stalagmites partiellement colorées de rouge. L’origine de cette coloration a longuement été débattue par les géologues et les paléontologues, afin de savoir si celle-ci était humaine ou naturelle. Une récente analyse menée sur les pigments révèlent que ceux-ci sont composés d’ocre, en opposition aux coulées d’oxyde de fer qui teignent habituellement la roche d’Ardales. Grâce à la datation, les chercheurs ont donc conclu que ces œuvres abstraites et potentiellement symboliques seraient l’œuvre de générations d’hommes de Néandertal. Les images de cet art rupestre et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.

Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Découvrez nos chroniques Covipod et TechPod sur Fil de Science, dédiées respectivement à l’actualité de la pandémie et des technologies, et ne manquez pas La Nature sur Écoute, notre hors-série sur les sons animaux actuellement diffusé sur Bêtes de Science. Pour le reste, on se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !

Crédits :

Musique : Patricia Chaylade

Texte et voix : Emma Hollen

Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.

Pirouette dans l’espace pour l’ISS. Durant un incident récent, les propulseurs du module russe Nauka se sont allumés de manière inopinée, causant le basculement de la station spatiale à laquelle il était amarré. Impossibles à éteindre au moment de l’incident, il a fallu contrer leur action avec l’allumage des propulseurs des modules Zvezda et Progress, jusqu’à ce que les moteurs de Nauka s’éteignent mystérieusement au bout de 15 minutes. Alors que la Nasa twittait que cette manœuvre accidentelle aurait causé un basculement de 45 degrés de l’ISS, une nouvelle déclaration de Zebulon Scoville, le directeur de vol en charge du centre de contrôle de Houston au moment de l'amarrage de Nauka, suggère que l’incident était plus grave que ce que laissaient entendre les premiers communiqués. À la suite de l'allumage surprise des propulseurs, la station aurait basculé de 540 degrés, réalisant un tour et demi sur elle-même. Celui-ci a dû être suivi d’un autre tour de 180 degrés afin qu’elle retrouve sa position initiale, permettant notamment aux panneaux solaires de fonctionner de manière optimale. La rotation n’a pas eu lieu suffisamment rapidement pour générer une gravité artificielle à l’intérieur de la station, et les astronautes à bord se sont donc sortis sans dommage de l’incident.

La planète a chaud, c’est le moins que l’on puisse dire. Alimentés par la sécheresse et une canicule exceptionnelle, de nombreux incendies de forêt d'une ampleur sans précédent se propagent partout autour la planète. Comme nous l’avions déjà mentionné, la côte ouest des États-Unis et du Canada connaissent une saison meurtrière, avec plus de 200.000 hectares partis en fumée rien qu’en Californie. La Grèce et la Turquie sont elles aussi aux prises avec des feux d’une ampleur historique, menaçant humains, habitations et sites antiques. Ce dérèglement climatique s’avère d’autant plus inquiétant que même des régions jusque-là relativement épargnées, comme la Finlande ou Hawaï, sont aujourd’hui touchées par le phénomène. Ces incendies, producteurs d’une quantité colossale de CO2 qui nourrit le réchauffement climatique, nous inscrivent dans un cercle vicieux dont il sera de plus en plus difficile de nous sortir sans des actions radicales et immédiates.

Pour protéger leur territoire des attaques, les États-Unis se tournent vers les champs de force. Eh non, ce n’est pas de la science-fiction, en tout cas pas si l’on en croit le récent rapport Directed Energy Futures 2060, publié par le laboratoire de recherche de l'US Air Force. L’étude décrit un faisceau d'énergie électromagnétique transportable capable d’arrêter une charge de drones armés ou même des missiles nucléaires. C’est en tout cas ce qui est annoncé sur le papier pour l’horizon 2060. Un système anti-émeute développé par l’armée permet déjà à la police de diriger vers les manifestants un flux d’ondes millimétriques afin de réchauffer leur peau à 55°C. Voyons donc quel avenir potentiellement dystopique nous réservent les quarante prochaines années.

L’appendice n’est probablement pas si inutile que ça. Les chercheurs soulignent en effet que cet organe est apparu indépendamment au moins 16 fois au cours de l’histoire évolutive, suggérant que celui-ci présente un avantage non négligeable dans la sélection naturelle. Et d’après une nouvelle étude menée par l'Inserm et le Muséum National d'Histoire Naturelle, cette structure vestigiale qui n’attire notre attention que lorsqu’elle cause une inflammation serait en fait corrélée à la longévité. En comparant des mammifères de même gabarit, avec et sans appendice, les équipes ont révélé que les animaux dotés de l’organe possédaient une durée de vie plus élevée que leurs pairs. L'hypothèse la plus probable justifiant cette corrélation est que l’appendice constituerait un « sanctuaire bactérien » boostant notre immunité.

Mystère élucidé pour la grotte d’Ardales ! Située en Andalousie, cette cavité est caractérisée par la présence de stalagmites partiellement colorées de rouge. L’origine de cette coloration a longuement été débattue par les géologues et les paléontologues, afin de savoir si celle-ci était humaine ou naturelle. Une récente analyse menée sur les pigments révèlent que ceux-ci sont composés d’ocre, en opposition aux coulées d’oxyde de fer qui teignent habituellement la roche d’Ardales. Grâce à la datation, les chercheurs ont donc conclu que ces œuvres abstraites et potentiellement symboliques seraient l’œuvre de générations d’hommes de Néandertal. Les images de cet art rupestre et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.

Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Découvrez nos chroniques Covipod et TechPod sur Fil de Science, dédiées respectivement à l’actualité de la pandémie et des technologies, et ne manquez pas La Nature sur Écoute, notre hors-série sur les sons animaux actuellement diffusé sur Bêtes de Science. Pour le reste, on se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !

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