Typhoid Mary, meurtrière malgré elle

Chasseurs de science

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Typhoid Mary, meurtrière malgré elle

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Au début du 20ème siècle, la fièvre typhoïde se répand comme un traînée de poudre à New-York. George Soper est chargé d’enquêter sur les origines de la maladie. Rapidement, il suit la trace d’une cuisinière irlandaise qui semble contaminer tous ceux qu’elle croise.

L’histoire de Mary Mallon, mieux connue sous le nom de Typhoid Mary, est celle de l’une des premières porteuses saines connues de l’Histoire, mais aussi celle d’une femme immigrée, qui a vécu la plus grande partie de sa vie emprisonnée dans un hôpital.

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Transcription du podcast :

​Bienvenue dans Chasseurs de science, un podcast produit par Futura. Je suis Julie, votre guide temporelle. Bien que plus de 100 ans se soient écoulés depuis l'histoire que nous allons raconter aujourd'hui, vous verrez que celle-ci n'est pas sans parallèle avec l'épidémie actuelle de Covid-19. Marchons sans plus attendre dans les traces d’une cuisinière irlandaise au caractère bien trempé ! Vous écoutez Chasseurs de sciences, si ce podcast vous plaît, n'hésitez pas à nous soutenir en le partageant sur les réseaux sociaux et en nous laissant une note sur les plateformes de diffusion.

À l’été 1906, Mary Mallon, une immigrée irlandaise de 37 ans, officie comme cuisinière pour un riche banquier new-yorkais et sa famille en vacances à Long Island. Elle régale toute la maisonnée de ses bons petits plats, et plus particulièrement d’une coupe de crème glacée aux pêches qu’elle prépare tous les dimanches. En ce début de siècle, la théorie des germes est encore controversée et fait l’objet de débats entre microbiologistes, médecins et hygiénistes. Loin de ces préoccupations, Mary enchaîne ses recettes sans se laver les mains.

Après trois semaines de bons et loyaux services, elle quitte la maison de Long Island pour travailler chez un autre employeur. Elle ne le sait pas encore, mais ce travail va bouleverser sa vie. Elle deviendra la cible d’un enquêteur un peu spécial qui fera de son quotidien un enfer. L'histoire se souvient d’elle sous le nom de Typhoid Mary.

Dans les jours qui suivent le départ de Mary Mallon, l’une des filles du banquier tombe malade, rapidement suivie d’une servante. En quinze jours, six des onze membres de la maison de Long Island sont cloués au lit par la fièvre typhoïde. Inquiet, le banquier fait appel aux services de George Soper, un ingénieur sanitaire surnommé le « guerrier des épidémies ». Il enquête sur la propagation des maladies pour le compte de la ville de New York, et il a beaucoup à faire ! Au début du XXe siècle, la fièvre typhoïde se propage comme une traînée de poudre : près de 3.500 personnes sont infectées à New-York et plus de 300 en sont déjà mortes. Un vaccin existe, mais il n’est administré qu’aux soldats. Et sans traitement, la maladie est mortelle dans 10 % des cas.

L’homme est convaincu d’une chose : la typhoïde se propage lors d’un contact avec les mains souillées d’un malade. Il interroge avec attention les habitudes de la famille, jusqu’à ce qu’on lui parle de Mary et de ses crèmes glacées aux pêches. Il conclut alors : 

« Contrairement aux plats chauds où les bactéries sont éliminées par la cuisson, Mary Mallon a infecté les membres de la famille avec les microbes présents sur ses mains non lavées. »

George Soper interroge les anciens employeurs de Mary. Sept des huit familles pour lesquelles elle a travaillé ont contracté la typhoïde. En tout, elle aurait contaminé 22 personnes ! L’irlandaise a même prodigué des soins à l’une d’entre elles mais, respirant la force et la santé, elle n’a jamais été suspectée. Pourtant, elle propage la maladie partout où elle va. Au bout de quatre mois de traque, George Soper rencontre enfin Mary Mallon lors d'un face-à-face explosif. La confrontation a lieu dans une maison chic de Park Avenue. George n’y va pas par quatre chemins et ordonne à Mary de lui fournir des échantillons d’urine et de selles. Sans surprise, elle refuse et le met à la porte séance tenante en le menaçant avec un rouleau à pâtisserie (ou un pic à viande selon les versions).

Sara Josephine Baker, une collègue de George Soper, est appelée en renfort pour convaincre Mary. Rien n’y fait. En 1907, considérée comme un incubateur vivant, elle est emmenée de force sur l’île de North Brother, au large de New-York, où elle est mise en quarantaine dans un hôpital. Cinq policiers et quatre heures de lutte sont nécessaires pour contenir sa rage. Là-bas, les médecins réalisent plusieurs prélèvements d’urine, de selles et de tissus, sans son consentement. Le verdict tombe : Mary est porteuse de Salmonella typhi, la bactérie responsable de la typhoïde. Sa vésicule biliaire est pleine de bactéries. Pour qu’elle ne contamine plus personne, il faut la lui retirer. Elle s’y oppose encore. Mary refuse de croire qu’elle a rendu malade tant de personnes. Comment peut-on être infectée par une bactérie et n’avoir aucun symptôme ?

Il se trouve que Mary est la première porteuse saine identifiée de l’Histoire, un terme qui désigne les personnes infectées par un pathogène sans en contracter les symptômes. En somme, elle était asymptomatique. À une époque où les informations ne circulaient pas aussi vite qu'aujourd'hui, et où la science des germes en était encore à ses balbutiements, pas étonnant donc qu'elle ait répandu la maladie sans s'en apercevoir

Mary Mallon rumine sa colère pendant deux ans et décide finalement d’intenter un procès contre les services sanitaires de la ville de New York. Elle estime avoir été persécutée et emprisonnée injustement sans procès équitable. L’affaire est jugée par la Cour Suprême de New York et attire l’attention de la presse. Dans une édition de 1909, The New York American la dépeint en train de cuisiner des têtes de mort dans une poêle. L’article est titré « Typhoid Mary, l’incroyable bourbier de Mary Mallon, prisonnière de la quarantaine de l’hôpital de New York ». Le surnom de Typhoid Mary lui collera à la peau jusqu'à sa mort, et même après.

Elle écrit à son avocat : 

« Un modèle de vitrine. Voilà ce que j’étais pour tout le monde. Même les stagiaires en médecine venaient me voir pour m’interroger sur les faits. Des faits que tous connaissent déjà. Les hommes atteints de tuberculose disaient : " La voilà, la femme kidnappée ". Le docteur Park a même décrit mon cas dans la revue Chicago. Je me demande si le docteur William H. Park aimerait être humilié de la sorte. Je me demande s’il apprécierait qu’on publie un article sur lui ou sa femme, en qualifiant l’un ou l’autre de Typhoid William Park. »

Mary Mallon perd son procès. La justice tranche en faveur des autorités sanitaires qui l’ont enfermée – contre son gré et sans qu’elle ait commis quoi que ce soit de répréhensible – pour protéger la communauté. En 1910, elle retrouve enfin la liberté. On lui fait promettre de ne plus cuisiner et de se laver les mains régulièrement. Mais la fière irlandaise ne l’entend pas de cette oreille. Elle change de nom et d’emploi régulièrement, finissant par échapper à la surveillance des officiers sanitaires. Mary devient d’abord lingère, mais retourne rapidement derrière les fourneaux où elle répand à nouveau la fièvre typhoïde dans les foyers qu’elle sert.

En 1915, George Soper enquête sur des cas de fièvre typhoïde dans une maternité du New Jersey. Il tombe alors nez-à-nez avec la cuisinière, une certaine Madame Brown, qui n’est autre que Mary Mallon. Sa cavale se termine ici. Elle est renvoyée sur l’île de North Brother, cette fois-ci de façon permanente. Elle s’occupe comme elle peut en lavant la verrerie de l’hôpital. Mais ses jours ne sont pas pour autant paisibles. Mary devient une curiosité pour les médecins qui l'assaillent de questions sur son état. Elle subit plus de 160 prélèvements, tous réalisés contre sa volonté. Résignée, elle finit par accepter son sort, sans jamais vraiment comprendre cet acharnement. 

Mary Mallon décède d’une pneumonie en 1938 à l’âge de 69 ans, après 23 ans passés en quarantaine. On estime qu’elle a transmis directement la typhoïde à une cinquantaine de personnes, dont 3 en sont décédées. À sa mort, les services sanitaires ont identifié pas moins de 400 porteurs sains de la fièvre typhoïde, mais aucun d’eux n’a subi de quarantaine. George Soper écrit : « L'histoire de Typhoid Mary montre à quel point il est difficile de convaincre les personnes atteintes de ne pas infecter les autres ». Voilà quelque chose qui résonne étrangement avec la pandémie actuelle.

L’extraordinaire vie de Mary Mallon a fait d’elle une icône de la pop culture. Son histoire a été portée plusieurs fois à l’écran et a même inspiré les auteurs de comics. Un personnage nommé Typhoid Mary apparaît plusieurs fois dans la série Daredevil. C’est une mutante aux personnalités multiples qui sème la terreur sous les ordres du Caïd, l’ennemi juré de Daredevil.

Merci d'avoir écouté Chasseurs de Science. La musique de cet épisode a été composée par Patricia Chaylade. Au texte et à la narration : Julie Kern. Merci à Romain, de la chaîne Youtube L’Envers de la Blouse, qui prête sa voix à Georges Soper. Si vous appréciez notre travail, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur les plateformes de diffusion pour nous soutenir et améliorer notre visibilité. Vous pouvez aussi vous abonner sur Spotify, Deezer et Apple Podcast pour ne plus manquer un seul épisode. Quant à moi, je vous retrouverai bientôt pour une future expédition temporelle, dans Chasseurs de science. À bientôt !

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Au début du 20ème siècle, la fièvre typhoïde se répand comme un traînée de poudre à New-York. George Soper est chargé d’enquêter sur les origines de la maladie. Rapidement, il suit la trace d’une cuisinière irlandaise qui semble contaminer tous ceux qu’elle croise.

L’histoire de Mary Mallon, mieux connue sous le nom de Typhoid Mary, est celle de l’une des premières porteuses saines connues de l’Histoire, mais aussi celle d’une femme immigrée, qui a vécu la plus grande partie de sa vie emprisonnée dans un hôpital.

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​Bienvenue dans Chasseurs de science, un podcast produit par Futura. Je suis Julie, votre guide temporelle. Bien que plus de 100 ans se soient écoulés depuis l'histoire que nous allons raconter aujourd'hui, vous verrez que celle-ci n'est pas sans parallèle avec l'épidémie actuelle de Covid-19. Marchons sans plus attendre dans les traces d’une cuisinière irlandaise au caractère bien trempé ! Vous écoutez Chasseurs de sciences, si ce podcast vous plaît, n'hésitez pas à nous soutenir en le partageant sur les réseaux sociaux et en nous laissant une note sur les plateformes de diffusion.

À l’été 1906, Mary Mallon, une immigrée irlandaise de 37 ans, officie comme cuisinière pour un riche banquier new-yorkais et sa famille en vacances à Long Island. Elle régale toute la maisonnée de ses bons petits plats, et plus particulièrement d’une coupe de crème glacée aux pêches qu’elle prépare tous les dimanches. En ce début de siècle, la théorie des germes est encore controversée et fait l’objet de débats entre microbiologistes, médecins et hygiénistes. Loin de ces préoccupations, Mary enchaîne ses recettes sans se laver les mains.

Après trois semaines de bons et loyaux services, elle quitte la maison de Long Island pour travailler chez un autre employeur. Elle ne le sait pas encore, mais ce travail va bouleverser sa vie. Elle deviendra la cible d’un enquêteur un peu spécial qui fera de son quotidien un enfer. L'histoire se souvient d’elle sous le nom de Typhoid Mary.

Dans les jours qui suivent le départ de Mary Mallon, l’une des filles du banquier tombe malade, rapidement suivie d’une servante. En quinze jours, six des onze membres de la maison de Long Island sont cloués au lit par la fièvre typhoïde. Inquiet, le banquier fait appel aux services de George Soper, un ingénieur sanitaire surnommé le « guerrier des épidémies ». Il enquête sur la propagation des maladies pour le compte de la ville de New York, et il a beaucoup à faire ! Au début du XXe siècle, la fièvre typhoïde se propage comme une traînée de poudre : près de 3.500 personnes sont infectées à New-York et plus de 300 en sont déjà mortes. Un vaccin existe, mais il n’est administré qu’aux soldats. Et sans traitement, la maladie est mortelle dans 10 % des cas.

L’homme est convaincu d’une chose : la typhoïde se propage lors d’un contact avec les mains souillées d’un malade. Il interroge avec attention les habitudes de la famille, jusqu’à ce qu’on lui parle de Mary et de ses crèmes glacées aux pêches. Il conclut alors : 

« Contrairement aux plats chauds où les bactéries sont éliminées par la cuisson, Mary Mallon a infecté les membres de la famille avec les microbes présents sur ses mains non lavées. »

George Soper interroge les anciens employeurs de Mary. Sept des huit familles pour lesquelles elle a travaillé ont contracté la typhoïde. En tout, elle aurait contaminé 22 personnes ! L’irlandaise a même prodigué des soins à l’une d’entre elles mais, respirant la force et la santé, elle n’a jamais été suspectée. Pourtant, elle propage la maladie partout où elle va. Au bout de quatre mois de traque, George Soper rencontre enfin Mary Mallon lors d'un face-à-face explosif. La confrontation a lieu dans une maison chic de Park Avenue. George n’y va pas par quatre chemins et ordonne à Mary de lui fournir des échantillons d’urine et de selles. Sans surprise, elle refuse et le met à la porte séance tenante en le menaçant avec un rouleau à pâtisserie (ou un pic à viande selon les versions).

Sara Josephine Baker, une collègue de George Soper, est appelée en renfort pour convaincre Mary. Rien n’y fait. En 1907, considérée comme un incubateur vivant, elle est emmenée de force sur l’île de North Brother, au large de New-York, où elle est mise en quarantaine dans un hôpital. Cinq policiers et quatre heures de lutte sont nécessaires pour contenir sa rage. Là-bas, les médecins réalisent plusieurs prélèvements d’urine, de selles et de tissus, sans son consentement. Le verdict tombe : Mary est porteuse de Salmonella typhi, la bactérie responsable de la typhoïde. Sa vésicule biliaire est pleine de bactéries. Pour qu’elle ne contamine plus personne, il faut la lui retirer. Elle s’y oppose encore. Mary refuse de croire qu’elle a rendu malade tant de personnes. Comment peut-on être infectée par une bactérie et n’avoir aucun symptôme ?

Il se trouve que Mary est la première porteuse saine identifiée de l’Histoire, un terme qui désigne les personnes infectées par un pathogène sans en contracter les symptômes. En somme, elle était asymptomatique. À une époque où les informations ne circulaient pas aussi vite qu'aujourd'hui, et où la science des germes en était encore à ses balbutiements, pas étonnant donc qu'elle ait répandu la maladie sans s'en apercevoir

Mary Mallon rumine sa colère pendant deux ans et décide finalement d’intenter un procès contre les services sanitaires de la ville de New York. Elle estime avoir été persécutée et emprisonnée injustement sans procès équitable. L’affaire est jugée par la Cour Suprême de New York et attire l’attention de la presse. Dans une édition de 1909, The New York American la dépeint en train de cuisiner des têtes de mort dans une poêle. L’article est titré « Typhoid Mary, l’incroyable bourbier de Mary Mallon, prisonnière de la quarantaine de l’hôpital de New York ». Le surnom de Typhoid Mary lui collera à la peau jusqu'à sa mort, et même après.

Elle écrit à son avocat : 

« Un modèle de vitrine. Voilà ce que j’étais pour tout le monde. Même les stagiaires en médecine venaient me voir pour m’interroger sur les faits. Des faits que tous connaissent déjà. Les hommes atteints de tuberculose disaient : " La voilà, la femme kidnappée ". Le docteur Park a même décrit mon cas dans la revue Chicago. Je me demande si le docteur William H. Park aimerait être humilié de la sorte. Je me demande s’il apprécierait qu’on publie un article sur lui ou sa femme, en qualifiant l’un ou l’autre de Typhoid William Park. »

Mary Mallon perd son procès. La justice tranche en faveur des autorités sanitaires qui l’ont enfermée – contre son gré et sans qu’elle ait commis quoi que ce soit de répréhensible – pour protéger la communauté. En 1910, elle retrouve enfin la liberté. On lui fait promettre de ne plus cuisiner et de se laver les mains régulièrement. Mais la fière irlandaise ne l’entend pas de cette oreille. Elle change de nom et d’emploi régulièrement, finissant par échapper à la surveillance des officiers sanitaires. Mary devient d’abord lingère, mais retourne rapidement derrière les fourneaux où elle répand à nouveau la fièvre typhoïde dans les foyers qu’elle sert.

En 1915, George Soper enquête sur des cas de fièvre typhoïde dans une maternité du New Jersey. Il tombe alors nez-à-nez avec la cuisinière, une certaine Madame Brown, qui n’est autre que Mary Mallon. Sa cavale se termine ici. Elle est renvoyée sur l’île de North Brother, cette fois-ci de façon permanente. Elle s’occupe comme elle peut en lavant la verrerie de l’hôpital. Mais ses jours ne sont pas pour autant paisibles. Mary devient une curiosité pour les médecins qui l'assaillent de questions sur son état. Elle subit plus de 160 prélèvements, tous réalisés contre sa volonté. Résignée, elle finit par accepter son sort, sans jamais vraiment comprendre cet acharnement. 

Mary Mallon décède d’une pneumonie en 1938 à l’âge de 69 ans, après 23 ans passés en quarantaine. On estime qu’elle a transmis directement la typhoïde à une cinquantaine de personnes, dont 3 en sont décédées. À sa mort, les services sanitaires ont identifié pas moins de 400 porteurs sains de la fièvre typhoïde, mais aucun d’eux n’a subi de quarantaine. George Soper écrit : « L'histoire de Typhoid Mary montre à quel point il est difficile de convaincre les personnes atteintes de ne pas infecter les autres ». Voilà quelque chose qui résonne étrangement avec la pandémie actuelle.

L’extraordinaire vie de Mary Mallon a fait d’elle une icône de la pop culture. Son histoire a été portée plusieurs fois à l’écran et a même inspiré les auteurs de comics. Un personnage nommé Typhoid Mary apparaît plusieurs fois dans la série Daredevil. C’est une mutante aux personnalités multiples qui sème la terreur sous les ordres du Caïd, l’ennemi juré de Daredevil.

Merci d'avoir écouté Chasseurs de Science. La musique de cet épisode a été composée par Patricia Chaylade. Au texte et à la narration : Julie Kern. Merci à Romain, de la chaîne Youtube L’Envers de la Blouse, qui prête sa voix à Georges Soper. Si vous appréciez notre travail, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire et cinq étoiles sur les plateformes de diffusion pour nous soutenir et améliorer notre visibilité. Vous pouvez aussi vous abonner sur Spotify, Deezer et Apple Podcast pour ne plus manquer un seul épisode. Quant à moi, je vous retrouverai bientôt pour une future expédition temporelle, dans Chasseurs de science. À bientôt !

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